90 % des crèches bruxelloises manquent de personnel d’accompagnement

Les crèches de Bruxelles doivent réduire leurs horaires en raison de la pénurie de personnel. Certaines sont même contraintes de fermer. Dans d’autres encore, des parents doivent prendre la relève pour assurer l’accueil. Cela ne peut plus durer.

Le système menace de s’effondrer alors que de nombreux parents ne peuvent se passer de crèche car leur famille vit loin.

90 % des crèches néerlandophones de Bruxelles sont à la recherche de personnel. Le nombre d’offres d’emploi a progressé de 30 % ces dernières années. C’est ce que j’ai appris de la réponse à ma question adressée à Elke Van den Brandt, présidente du Collège de la VGC.

À la recherche de personnel

Les crèches ne trouvent pas suffisamment de personnes qualifiées en raison des tensions sur le marché de l’emploi, de la faible attractivité du métier, de la concurrence avec les possibilités en Flandre et les difficultés liées aux ACS.

Résultat ? Les heures d’ouverture sont réduites. Que le personnel manque pour garantir un service complet. Les travailleurs ne peuvent pas prendre de vacances. 

Le système est au bord de l’effondrement alors que de nombreux parents ne peuvent se passer de crèche car leur famille vit loin.

Gekwalificeerd personeel vinden voor de kinderopvang is erg moeilijk, zeker in Brussel. Er is een parallel met het onderwijs en het tekort aan leerkrachten.

Intervenir

Les jeunes Bruxellois.es doivent être plus nombreux à s’orienter vers une formation dans la puériculture. Mais il faut aussi favoriser l’arrivée de personnes issues d’autres secteurs qui veulent se reconvertir dans l’accueil de la petite enfance. 

La plupart de ces leviers sont entre les mains du Gouvernement flamand.

Mais, vu la gravité du problème à Bruxelles, il faut aussi que la présidente du Collège Elke Van den Brandt se saisisse du dossier.

Je pense à des actions visant à augmenter les nouvelles arrivées (p. ex. une campagne de recrutement) et à des mesures pour alléger la profession et la rendre plus attrayante. 

Mieux encore : un accompagnement supplémentaire, une réduction du nombre d’enfants par puériculteur.trice et une allocation vélo ou une prime bruxelloise pour faire (re)venir les talents de Flandre à Bruxelles.